Mairie de Saint-Martin-le-Beau

Raymonde SERGENT (1903-1943)
Née à Saint-Martin-le-Beau le 17 août 1903,elle est lacinquième fille d'un couple d'agriculteurs.
Elle épouse Paul en 1925 et, en 1928, elle fait l'acquisitionavec son mari du Café de l'Union, aujourd'hui l'Auberge de la Treille.
Leur fille, Gisèle, nait en 1929.
La guerre va bouleverser leur vie. Raymonde Sergent entre dans la Résistance dès 1940 et le café de l'Union devient un maillon de la chaîne d'évasion avant le passage en zone libre, la ligne de démarcation se trouvant sur la commune d'Athée, à quelques kilomètres du Cher.
Malgré deux arrestations en 1941, puis en 1942, elle ne renonce pas à son engagement. Arrêtée une troisième fois le 23 septembre 1942 et incarcérée à la prison de Tours, puis de Compiègne, elle est transférée au camp d'Auschwitz-Birkenau le 24 janvier 1943. Elle fait partie du premier convoi de femmes déportées : elles sont au nombre de 230, dont 20 tourangelles.
Raymonde Sergent ne reviendra pas ; elle décède du typhus le 30 avril 1943.
Son nom dans la résistance était "Denise", le mot de passe : "bonjour ma cousine". Elle fût connue aussi sous le nom de "Rossignol".
Raymonde Sergent a été citée à l'ordre de la Nation et élevée au grade de Sergent. Elle reçut à titre posthume deux Croix de Guerre avec palmes, la Médaille Militaire, deux Médailles de la Résistance et la Médaille de la Déportation.
Joseph TARRADELLAS (1899-1988)
Né le 19 janvier 1899 à Cervello,fondateur du parti "Esquerra Republica de Catalunya" (gauche républicaine).
Fuyant le régime franquiste, il se réfugie à Parisen 1943où ilfédèretous les mouvements anti-franquisteset crée "Solidaritat Catalana". Il s'installe en 1945 au
château de Mosny qu'il quittera en 1977 pour rejoindre la Catalogne.
C'est en son honneur que la commune de Saint-Martin-le-Beau s'est jumelée avec Cervello.
François-Abraham COURTEMANCHE (1781-1834)
Propriétaire de Mosny, il "avait rempli les fonctions de maire de Saint-Martin-le-Beau pendant quelques mois.
Pour perpétuer sa mémoire en Saint-Martin-le-Beau et principalement dans la commune de Montlouis qui l'a vu naître, il léguait toute sa fortune à sa domestique et aux communes de Montlouis et Saint-Martin-le-Beau...
Le surplus de la vente de ses biens, après avoir prélevé les 30 000 francs pour sa domestique et 30 000 francs pour la rosière, serait partagé entre la commune de Montlouis et Saint-Martin-le-Beau pour établir dans ces communes des Maisons d'Ecoles de garçons et de filles et des mairies s'il y avait somme suffisante... La commune de Saint-Martin-le-Beau a donc eu 15 000 francs" (extrait des mémoires de Jacques Briau, maire de Saint-Martin-le-Beau de 1832 à 1847 et de 1860 à 1865).
Une plaque en plomb, à gauche de la porte d'entrée de la mairie porte l'inscription suivante : "Ecoles et Mairie construites en 1865 sous le règne de Sa Majesté Napoléon III Empereur."