Mairie de Saint-Martin-le-Beau
Eglise Saint-Martin (XIIe et XVIe siècles)
La Chapelle primitive du Xe siècle a été remplacée au XIIe par un édifice constitué d'une nef de trois travées aboutissant à une abside semi circulaire couverte d'une voûte angevine et éclairée par quatre fenêtres accostées de colonnettes . Le clocher remonte au XIIe siècle.
Le portail (XIIe et XIXe siècles) : c'est un portail en plein cintre, l'un des plus beaux exemples d'art roman en Touraine, bien qu'il ait été restauré au XIXe siècle.
L'oculus (XVIe siècle), au-dessus de la porte en plein cintre, contient un vitrail du XIXe retraçant des épisodes de la vie de saint Martin. Au centre, se trouve la célèbre scène du manteau partagé à Amiens. Cette Charité est entourée de quatre autres scènes de la vie de saint Martin, dont l'épisode de la Subvention.
Manoir Thomas Bohier

Cet ancien logis, vraisemblablement édifié par Michel Estève, fut la propriété de Thomas Bohier, secrétaire des finances de nombreux rois de France, seigneur de Saint-Martin-le-Beau et d'autres fiefs. Il est à l'origine de la reconstruction du château de Chenonceau qui fût sa propriété de 1496 à 1512.
Bâtiment d'époque Renaissance, façade avec fenêtres à meneaux et masques grimaçant de clef, percements encadrés de pilastres aux chapiteaux caractéristiques de part et d'autre, volutes ou petits personnages finement sculptés, double cordon au niveau des plafonds et appuis, statue de Saint- Michel placée au faît du pignon.
Aujourd'hui, le manoir est un lieu culturel où sont organisées de nombreuses expositions et manifestations. Il héberge durant les mois d'été le "point info" du village.
Lavoir de Battereau
Il fait partie des trois lavoirs restant à Saint-Martin-le-Beau.
"Chaque village est une grande famille dont le coeur bat parfois à l'église, quelquefois au Conseil Municipal ou au café, souvent au lavoir public. Dans la fraîcheur des bassins et la saveur du savon, c'est un lieu de femmes et d'enfants, encombré de perches et de lessiveuses. Un lieu à l'atmosphère désinvolte, où le fracas des battoirs rythme la proclamation des nouvelles avec des échos de cathédrale". (extrait du livre de Robert Uhart "Village de Touraine dans l'Histoire de France).